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Quels sont les impôts applicables aux revenus fonciers ?

La fiscalité concernant les revenus fonciers

Temps de lecture estimé : 4 minutes

Dans l’univers de l’immobilier, propriétaires et investisseurs se questionnent souvent sur la fiscalité applicable à leurs revenus fonciers. Cette interrogation revêt un caractère essentiel pour ceux qui envisagent d’investir dans ce secteur ou qui possèdent déjà un patrimoine immobilier. Les détails fournis dans cet article concernant le régime micro-foncier, les impôts fonciers classiques, la gestion des plus-values immobilières et les prélèvements sociaux liés à l’immobilier seront pertinents pour ces individus.

Le régime micro-foncier

Le régime micro-foncier est une option fiscale qui concerne spécifiquement les revenus fonciers. Ce système, à visée simplificatrice, s’applique lorsque le total des loyers perçus durant l’année (hors charges) n’excède pas 15 000 euros.

Ce plafond inclut tous les biens loués non meublés détenus par le foyer fiscal. Si cette condition est satisfaite, l’individu concerné bénéficie automatiquement de ce système, sauf si une préférence pour le régime réel a été exprimée explicitement.

L’aspect singulier du régime micro-foncier se trouve dans son mécanisme d’abattement forfaitaire représentant 30% des revenus fonciers reçus destiné à couvrir les coûts et frais divers liés à la location de la propriété. De ce fait, seule la somme restante après application de cet abattement sera assujettie à l’impôt sur le revenu selon la tranche marginale d’imposition du contribuable.

Il convient toutefois de souligner que ce système n’est pas toujours bénéfique. Si les charges déductibles surpassent 30% des loyers encaissés, il serait plus judicieux d’envisager un passage au régime réel qui permet une déduction intégrale des dépenses effectivement supportées.

Les impôts fonciers classiques

La taxe foncière

Dans le cadre des impôts fonciers classiques, la taxe foncière se présente comme une obligation fiscale incontournable pour chaque détenteur de propriété immobilière. Cet impôt, calculé en fonction de la valeur locative cadastrale du bien et du taux d’imposition déterminé par les collectivités locales, doit être payé annuellement par les propriétaires ou usufruitiers de biens immobiliers.

L’impôt sur le revenu

Le second aspect majeur de la fiscalité immobilière concerne l’impôt sur le revenu. Les profits issus des loyers perçus sont sujets à l’impôt. Le montant à déclarer est généralement constitué des loyers reçus après soustraction des charges engagées dans l’année (intérêts d’emprunt, travaux…). Encore une fois, différents régimes fiscaux existent selon la nature et l’envergure des gains fonciers.

La détermination de la plus-values en immobilier

La gestion des plus-values immobilières

Détermination de la plus-value imposable

La première étape cruciale dans le processus des plus-values immobilières est leur détermination. Cette tâche, effectuée lors de la cession d’un bien immobilier, implique de retrancher le prix d’achat du prix de vente. La différence ainsi obtenue est par la suite ajustée grâce à un abattement pour durée de détention.

Paiement de l’impôt sur la plus-value

Après avoir calculé et ajusté la plus-value, vient ensuite le temps du règlement de l’‘impôt sur la plus-value’. Ce dernier se réalise généralement lors de l’acte définitif chez le notaire qui prend en charge le prélèvement et versement au fisc. Soulignons que certaines exceptions peuvent être mises en œuvre offrant une exonération totale ou partielle.

Les prélèvements sociaux et l’immobilier

Outre les impôts sur le revenu et les plus-values immobilières, il est également crucial de prendre en compte les cotisations sociales relatives aux revenus fonciers.

Ces dernières, dont le taux global s’élève à 17,2%, sont directement prélevées sur les loyers que reçoit le propriétaire. Elles englobent principalement la CSG (Contribution Sociale Généralisée), la CRDS (Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale) et divers autres impositions spécifiques.

Il convient de souligner que ces frais sociaux peuvent être déductibles sous certaines conditions. Une étude minutieuse des réglementations fiscales peut aider les investisseurs dans l’immobilier à optimiser leur rendement tout en respectant leurs obligations légales.

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