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Anaxago avis 2026 : Rendements, retards, défauts et mon analyse

Anaxago avis 2026 : analyse des rendements, retards, défauts et risques

Auteur : Nicolas Mouligner

Temps de lecture : 23 minutes

Mis à jour le 24/09/2026

Anaxago fait partie des acteurs historiques du crowdfunding immobilier en France. Mais son ancienneté ne suffit pas à déterminer si la plateforme est encore intéressante en 2026.

Le point qui mérite aujourd’hui le plus d’attention n’est d’ailleurs pas le rendement affiché sur les nouvelles opérations. Ce sont les retards, les défauts de remboursement, la durée réelle d’immobilisation du capital et la qualité de chaque projet.

Je n’ai pas personnellement investi via Anaxago. Mon avis repose donc sur l’analyse des statistiques publiées par la plateforme, de son cadre réglementaire, de ses opérations immobilières, des documents accessibles publiquement et des retours d’investisseurs.

L’objectif de cette analyse est simple : comprendre ce que les chiffres d’Anaxago disent réellement et déterminer quels éléments doivent être contrôlés avant d’investir.

Transparence : cet article peut contenir des liens affiliés. Cela n’influence pas mon analyse. Le crowdfunding immobilier comporte un risque de perte partielle ou totale du capital, d’illiquidité et de retard de remboursement.

Mon avis sur Anaxago en 2026

Anaxago reste une plateforme importante de l’investissement alternatif français. Elle dispose de plus de dix ans d’historique, publie des statistiques détaillées et est réglementée pour son activité de financement participatif.

Mais mon avis sur la partie crowdfunding immobilier est aujourd’hui plus prudent que ne pourrait le laisser penser le seul rendement historique.

Au 21 septembre 2026, Anaxago affiche notamment :

IndicateurDonnée publiée
Montant total investi via Anaxago939,3 M€
Immobilier financé684,4 M€
Opérations immobilières financées280
Cessions réalisées178
Horizon moyen initial28 mois
TRI net constaté8,7 % / an
Capital en retard42,1 M€
Capital classé en défaut232,7 M€
Pertes constatées5

Ces chiffres montrent deux réalités en même temps : Anaxago possède un historique de rendement positif, mais une part importante des opérations a également rencontré des difficultés.

C’est pourquoi je ne choisirais jamais un projet Anaxago uniquement parce qu’il annonce 9 %, 10 % ou 11 % de rendement annuel.

Je commencerais par regarder l’opérateur, la dette, la marge de sécurité, les garanties et surtout le scénario permettant de rembourser les investisseurs.

Mon avis en une phrase : Anaxago peut avoir sa place dans un patrimoine déjà diversifié, mais uniquement pour un investisseur qui accepte un risque élevé, une faible liquidité et la possibilité que son argent reste immobilisé beaucoup plus longtemps que prévu.

Source : statistiques officielles d’Anaxago, données actualisées au 21 septembre 2026.

Anaxago en chiffres : Ce que disent réellement les statistiques

Le principal avantage d’Anaxago pour réaliser une analyse est la quantité de statistiques désormais publiée.

Depuis 2012, la plateforme indique avoir enregistré 939,3 millions d’euros investis au total.

Concernant spécifiquement l’immobilier, environ 684,4 millions d’euros ont été investis dans 280 opérations, pour 178 cessions réalisées.

Mais les données qui m’intéressent le plus se trouvent plus bas dans le tableau statistique.

Le rendement historique d’Anaxago

Le TRI immobilier net constaté publié par Anaxago est de 8,7 % par an.

Le TRI permet d’exprimer une rentabilité annualisée en tenant compte des flux financiers et du moment auquel ils interviennent.

Anaxago distingue notamment la rentabilité théorique d’une opération sans incident de la rentabilité réellement constatée après prise en compte des retards et défauts.

Cette distinction est importante : un projet annoncé à 10 % par an ne produira pas nécessairement cette performance économique si le capital reste immobilisé plusieurs années supplémentaires ou si une partie des intérêts ou du capital n’est finalement pas récupérée.

Combien de capital a déjà été remboursé ?

Sur les opérations immobilières, Anaxago indique environ 283,3 millions d’euros de capital remboursé.

Rapporté aux quelque 684,4 millions investis historiquement dans l’immobilier, cela représente environ 41 % du capital financé.

Cette proportion doit toutefois être interprétée avec prudence : une partie importante des investissements les plus récents est encore en cours et ne pouvait naturellement pas avoir été remboursée à la date de publication des statistiques.

Tous les millésimes ne se ressemblent pas

L’un des éléments les plus intéressants du tableau Anaxago est la ventilation par année.

Les millésimes les plus récents ne présentent pas tous les mêmes résultats que les opérations historiques.

Cela rappelle une règle essentielle du crowdfunding immobilier : les performances d’une plateforme dépendent beaucoup du moment auquel les projets ont été financés.

Une opération financée avant la hausse des taux d’intérêt et le ralentissement immobilier n’a pas été confrontée exactement au même environnement qu’un projet lancé en 2021, 2022 ou 2023.

Retards et défauts Anaxago : Le principal point de vigilance

C’est à mon avis la section la plus importante de cette analyse.

Au 21 septembre 2026, Anaxago publie environ 42,1 millions d’euros de capital en retard de paiement, correspondant à un taux global de retard de 6,1 %.

La plateforme indique également environ 232,7 millions d’euros de capital classé en défaut de remboursement, soit un taux global de défaut de 34 % selon sa méthodologie.

Ce second chiffre peut sembler spectaculaire. Il faut cependant comprendre précisément ce qu’il signifie.

Retard, défaut et perte ne veulent pas dire la même chose

Les défauts de paiement d'Anaxago
Les retards de paiement pour Anaxago

Un projet en retard n’est pas nécessairement un projet perdu.

Le retard signifie que le remboursement n’a pas été effectué dans le calendrier initialement prévu.

Le défaut correspond à une situation plus dégradée dans laquelle les échéances ou les obligations contractuelles ne sont plus respectées selon les critères retenus.

La perte définitive intervient lorsque tout ou partie du capital ne peut finalement pas être récupéré.

Anaxago indique actuellement cinq pertes constatées en volume, ce qui est très différent des 232,7 millions d’euros classés en défaut.

Un projet en défaut peut donc encore être restructuré, refinancé, vendu tardivement ou faire l’objet d’un recouvrement partiel.

Les années les plus touchées

Les données publiées par Anaxago montrent notamment :

MillésimeTaux de retard publiéTaux de défaut publié
20217,6 %63,3 %
20229,0 %37,1 %
202312,1 %58,5 %
202411,9 %14,9 %

Vous pouvez consulter le détail des statistiques par millésime directement sur la page officielle d’Anaxago. Ces données permettent de comparer les taux de retard et de défaut selon les années de financement et montrent que les difficultés ne touchent pas tous les millésimes de la même manière.

Ces données sont beaucoup plus utiles à mes yeux qu’un simple rendement moyen.

Elles montrent pourquoi un investisseur doit analyser la durée, le marché, l’opérateur et le montage financier de chaque dossier, plutôt que de se reposer sur l’historique global de la plateforme.

Pourquoi les projets immobiliers prennent-ils du retard ?

Plusieurs événements peuvent retarder le remboursement d’une opération :

  • la commercialisation d’un bien peut prendre davantage de temps que prévu ;
  • un refinancement bancaire peut devenir plus difficile ;
  • le prix de vente attendu peut ne plus correspondre au marché ;
  • des autorisations administratives peuvent être retardées ;
  • les coûts de travaux ou de financement peuvent augmenter ;
  • ou l’opérateur lui-même peut connaître des difficultés financières.

Le problème est alors double.

L’investisseur peut perdre une partie de son capital, mais il peut également subir plusieurs années supplémentaires d’immobilisation.

Cette seconde dimension est souvent sous-estimée.

Un investissement prévu sur 24 ou 36 mois peut devenir une opération de cinq ans ou davantage si la sortie initialement prévue ne se réalise pas.

Pourquoi le rendement annoncé ne suffit pas

Les opportunités immobilières présentées par Anaxago affichent généralement des objectifs de rendement élevés.

La plateforme présente actuellement le crowdfunding immobilier comme une classe d’actifs pouvant viser environ 8 à 14 % par an, avec un niveau de risque élevé et une faible liquidité.

Plus le rendement proposé est élevé, plus il faut se demander pourquoi l’opérateur accepte de financer son opération à un coût aussi important.

Exemple simple

Imaginons deux opérations.

La première propose 9 % par an pendant deux ans et est remboursée exactement à l’échéance.

La seconde propose 11 % mais connaît plusieurs années de retard et nécessite une restructuration.

La seconde semblait initialement plus attractive.

Pourtant, le rendement supplémentaire de 2 points devient secondaire si le capital reste bloqué trois années de plus ou si une partie des intérêts n’est finalement pas récupérée.

Je considère donc le rendement comme la dernière information à regarder, et non la première.

Cas pratique : Analyse d’une vraie opération Anaxago

Pour rendre cette analyse plus concrète, j’ai choisi d’étudier une véritable opération immobilière publiée par Anaxago : Quartier Jardin Public – Bordeaux.

La fiche publique du projet Quartier Jardin Public – Bordeaux sert ici de base à mon analyse.

Présentation du projet

La page publique d’Anaxago présente cette opération comme un projet de marchand de biens portant sur des bureaux situés dans le quartier Jardin Public à Bordeaux.

L’objectif annoncé consiste à rénover l’actif, le louer à un monolocataire puis le céder en bloc à un investisseur.

Les principales caractéristiques publiques sont les suivantes :

ÉlémentProjet Quartier Jardin Public
LocalisationBordeaux
Type d’actifBureaux
StratégieRénovation + location + cession en bloc
InstrumentObligations convertibles en actions
Taux cible9 % / an
Horizon annoncé36 mois
DistributionProgressive
Montant affiché comme collecté4,885 M€

Ce que j’aime dans la logique du projet

Le scénario de création de valeur est relativement facile à comprendre.

L’opérateur cherche à acheter ou détenir un actif, à l’améliorer, à sécuriser son occupation par un locataire, puis à vendre l’immeuble à un investisseur.

Le fait d’avoir un monolocataire peut faciliter la lecture économique de l’actif : lorsque le locataire est solide et qu’un bail suffisamment long est signé, un immeuble de bureaux peut devenir plus lisible pour un acheteur institutionnel.

Mais cela crée également une dépendance importante à la qualité du locataire et au marché de l’investissement tertiaire.

Le vrai risque : La sortie du projet

Pour moi, le point central n’est pas la rénovation.

C’est la vente finale de l’immeuble.

Le remboursement des investisseurs dépend directement ou indirectement de la capacité de l’opération à générer suffisamment de liquidités.

Or un actif immobilier tertiaire peut être techniquement réussi et correctement loué tout en étant difficile à vendre si :

les taux d’intérêt augmentent ;

les investisseurs institutionnels exigent un rendement plus élevé ;

les valeurs immobilières diminuent ;

ou la liquidité du marché des bureaux se contracte.

C’est précisément le type de scénario que je voudrais tester avant d’investir.

Le montage financier

Anaxago indique que l’instrument émis pour cette opération est constitué d’obligations convertibles en actions.

Cette structure mérite d’être comprise avant d’investir.

L’obligation donne initialement à l’investisseur une créance sur la structure financée. Mais les modalités exactes de conversion, le rang de la dette et les droits accordés aux investisseurs dépendent du contrat et de la documentation de l’opération.

Dette bancaire et niveau de levier : Ce que je contrôlerais

C’est ici qu’il faut aller plus loin que la majorité des avis disponibles en ligne.

Je voudrais connaître :

  • le prix d’acquisition de l’actif ;
  • le montant des travaux ;
  • le montant de la dette bancaire ;
  • le montant du financement Anaxago ;
  • les fonds propres réellement engagés par l’opérateur ;
  • la valeur de sortie attendue.

Ces données permettent notamment de calculer le niveau de levier.

Par exemple :

Loan-to-Cost = dette totale / coût total du projet

et, lorsque la valeur de l’actif est suffisamment documentée :

Loan-to-Value = dette / valeur de l’actif

Plus le projet repose sur la dette, plus une baisse de la valeur finale peut rapidement absorber la marge de sécurité.

La marge du projet

La marge prévisionnelle constitue l’un des indicateurs que je regarde en priorité.

Imaginons un projet dont :

le coût total est de 10 M€ ;

et la valeur de revente attendue de 11 M€.

La marge théorique n’est que de 1 M€.

Une hausse du coût des travaux, des intérêts bancaires supplémentaires ou une baisse de 10 % de la valeur de vente peut alors absorber presque entièrement la marge.

À l’inverse, une opération disposant d’une marge initiale importante possède davantage de capacité pour absorber les imprévus.

Les garanties : Ne pas se contenter du mot « garantie »

Une garantie n’élimine jamais automatiquement le risque.

Je vérifierais dans le DIR et la note d’opération :

le type de sûreté ;

le rang de l’hypothèque éventuelle ;

l’existence d’un nantissement de titres ;

une éventuelle caution ;

une garantie à première demande ;

les covenants prévus ;

et les conditions permettant aux représentants des investisseurs d’agir en cas de défaut.

Le point essentiel est le rang.

Une hypothèque de premier rang sur un actif suffisamment valorisé n’offre pas la même protection qu’une sûreté subordonnée à une banque déjà très exposée.

Ce que le DIR doit apporter

Anaxago indique que ses dossiers immobiliers comprennent normalement une page projet, un executive summary, une note d’opération et les documents réglementaires présentant notamment les risques et les principales données du dossier.

C’est précisément cette documentation qu’il faut utiliser pour dépasser le discours commercial.

Je chercherais notamment dans le DIR :

  • les risques spécifiquement identifiés ;
  • l’endettement de l’opérateur ;
  • les autres financements participatifs en cours ;
  • les hypothèses de valorisation ;
  • les sûretés ;
  • le calendrier ;
  • la structure de détention ;
  • les principaux scénarios pouvant empêcher le remboursement.

Limites de mon analyse : Certaines données ne sont plus publiques

Au moment de ma vérification, Anaxago ne donne plus accès publiquement au dossier complet de l’opération une fois celle-ci financée. La page précise que le descriptif détaillé n’est plus accessible et que seuls les investisseurs disposent du suivi dans leur espace client.

Je pourrais donc reprendre des chiffres trouvés sur des forums ou dans d’anciens commentaires, mais ce ne serait pas suffisamment rigoureux pour une analyse financière.

Je préfère distinguer clairement les données officielles que j’ai pu vérifier des informations auxquelles je n’ai pas accès.

C’est d’ailleurs une bonne règle générale pour analyser n’importe quelle plateforme de crowdfunding.

Mon avis sur ce cas pratique

Cette opération illustre bien pourquoi un taux de 9 % ne suffit absolument pas à décider.

Le projet possède un scénario économique compréhensible : rénover un actif tertiaire, le louer puis le céder.

Mais la qualité de l’investissement dépend en réalité de plusieurs données beaucoup moins visibles :

À quel prix l’actif a-t-il été acquis ?

Combien de fonds propres l’opérateur a-t-il réellement engagés ?

Quelle est la dette bancaire ?

Quelle marge subsiste si la vente intervient 10 % sous le prix prévu ?

Les intérêts continuent-ils à courir en cas de retard ?

Quel est le rang des investisseurs en cas de liquidation ?

Que valent réellement les sûretés si le marché immobilier se retourne ?

C’est ce type de questions qui détermine le véritable couple rendement/risque du projet.

Comment j’analyse un projet Anaxago avant d’investir

Je suivrais toujours la même grille.

1. L’opérateur

Je regarde son ancienneté, ses comptes, ses opérations terminées et surtout ses autres projets actuellement financés.

Un opérateur qui possède dix opérations simultanément peut rencontrer un problème de liquidité même si chaque projet pris individuellement semble correct.

2. Les fonds propres

Je veux savoir combien d’argent l’opérateur risque réellement lui-même.

Un opérateur apportant une part significative du financement est généralement plus aligné avec les investisseurs qu’un montage reposant presque exclusivement sur la dette.

3. L’endettement

Je reconstitue toutes les couches :

  • banque ;
  • crowdfunding ;
  • comptes courants ;
  • obligations ;
  • fonds propres.

L’objectif est de comprendre qui sera remboursé avant moi si l’opération tourne mal.

4. La marge

Plus la marge initiale est faible, moins le projet dispose de capacité à absorber les imprévus.

J’effectue donc systématiquement au moins un scénario dégradé avec :

  • baisse du prix de sortie ;
  • hausse du coût des travaux ;
  • prolongation de 12 mois ;
  • hausse des frais financiers.

5. Les garanties

Je ne regarde jamais uniquement si une garantie existe.

Je regarde sa valeur réelle et son rang.

6. Le remboursement

Enfin, je veux pouvoir répondre simplement à cette question :

D’où viendra concrètement l’argent qui permettra de me rembourser ?

Si la réponse nécessite cinq hypothèses optimistes différentes, le dossier est probablement beaucoup plus risqué qu’il n’en a l’air.

Avantages et inconvénients d’Anaxago

Points positifsPoints de vigilance
Acteur historiqueRetards significatifs sur plusieurs millésimes
Statistiques publiques détailléesNombreux dossiers classés en défaut
280 opérations immobilières financéesCapital non garanti
TRI historique toujours positifLiquidité faible
Plusieurs classes d’actifsDurées réelles pouvant dépasser les prévisions
Plateforme réglementéeNécessité d’étudier chaque projet individuellement

Le point positif principal est paradoxalement l’ancienneté de la plateforme : avec plus de dix ans de recul, il est désormais possible de mesurer à la fois les succès et les problèmes.

Cette ancienneté ne constitue toutefois pas une garantie.

Quels sont les frais Anaxago ?

Les frais dépendent fortement du type de produit et du véhicule utilisé.

Il faut donc vérifier la documentation propre à chaque investissement au moment de la souscription.

Je déconseille de recopier un barème général plusieurs années de suite, car les structures de frais peuvent évoluer et différer d’un produit à l’autre.

Le bon réflexe consiste à identifier :

Les frais payés directement par l’investisseur

Ils diminuent immédiatement la performance.

Les frais supportés par la structure financée

Ils ne sont pas toujours visibles sous la forme d’un débit sur le compte de l’investisseur, mais réduisent potentiellement la rentabilité économique de l’opération.

Les frais liés au véhicule d’investissement

Dans un fonds ou une structure intermédiaire, il peut exister des frais de gestion supplémentaires.

C’est pourquoi je compare toujours le rendement net attendu et non uniquement le taux mis en avant sur la page projet.

Les frais peuvent varier selon le produit et la structure retenue. Il faut donc consulter le document réglementaire et les conditions propres à chaque opération avant de souscrire.

Comment fonctionne Anaxago ?

Le parcours d’investissement reste assez classique.

L’investisseur crée son compte, complète les informations réglementaires nécessaires, consulte les opportunités disponibles puis accède au dossier d’investissement.

Anaxago indique que les dossiers immobiliers peuvent notamment comprendre :

  • une page de présentation ;
  • un executive summary ;
  • une note d’opération ;
  • les documents d’information réglementaires ;
  • les risques identifiés ;
  • et les éléments relatifs au montage.

Pour moi, l’ergonomie de la plateforme reste toutefois secondaire.

Une belle interface ne rend pas un projet plus sûr.

L'inscription sur la plateforme d'Anaxago
Inscription à la plateforme Anaxago

Anaxago est-elle fiable et réglementée ?

Oui, Anaxago est un acteur réglementé.

La plateforme figure sur la liste blanche des prestataires de services de financement participatif de l’Autorité des marchés financiers.

Vous pouvez vérifier cet agrément directement sur la fiche officielle Anaxago publiée par l’AMF.

Cette réglementation concerne notamment les activités de placement et de transmission d’ordres liées aux instruments de financement participatif.

Mais il est essentiel de faire une distinction.

Plateforme réglementée ≠ investissement garanti

L’agrément permet de vérifier que la société exerce son activité dans le cadre réglementaire prévu.

Il ne garantit absolument pas le remboursement d’une opération immobilière.

Le risque économique reste supporté par l’investisseur.

Une opération proposée par un acteur parfaitement réglementé peut donc connaître un retard, un défaut ou une perte de capital.

Les avis clients Anaxago en 2026

Les retours des clients d'Anaxago
Les avis clients d’Anaxago

Les retours clients sont désormais assez contrastés.

Au 24 septembre 2026, Trustpilot affiche 999 avis sur Anaxago et un TrustScore d’environ 3,3/5.

Les avis Anaxago sur Trustpilot permettent surtout d’identifier les thèmes récurrents dans l’expérience client.

Les retours positifs mentionnent notamment la disponibilité de certains conseillers, l’accompagnement et la plateforme.

Les critiques récentes concernent davantage :

  • les retards de remboursement ;
  • la communication pendant les dossiers difficiles ;
  • les délais de réponse ;

et, chez certains investisseurs, des pertes ou des révisions importantes de valorisation.

Il faut néanmoins éviter une erreur classique : considérer les avis clients comme des statistiques financières.

Une personne satisfaite ou mécontente ne représente pas les milliers d’investisseurs de la plateforme.

Je considère donc Trustpilot comme une source utile pour analyser l’expérience client et les problèmes récurrents, mais pas pour mesurer le rendement ou le taux de perte.

Quels investissements propose Anaxago ?

Anaxago ne se limite plus au crowdfunding immobilier.

Crowdfunding immobilier et dette privée

Les investisseurs financent directement ou indirectement des opérations immobilières à travers différents instruments.

C’est cette partie qui concentre l’essentiel de mon analyse dans cet article.

Private equity

La plateforme donne également accès à des entreprises ou à des fonds non cotés.

L’horizon d’investissement est généralement plus long et la liquidité encore plus faible.

Fonds immobiliers et autres solutions patrimoniales

Anaxago distribue également plusieurs solutions d’investissement immobilier ou non coté.

Ces produits doivent être analysés séparément : comparer directement une SCPI, un fonds de private equity et une obligation de crowdfunding n’a pas beaucoup de sens puisque leur fonctionnement, leurs frais et leurs risques sont différents.

Si vous souhaitez mieux comprendre ce type de placement, vous pouvez consulter mon guide pour investir en SCPI, notamment leur fonctionnement, leurs frais et leurs principaux risques.

Pour une approche patrimoniale différente, l’assurance-vie immobilière permet également d’obtenir une exposition à l’immobilier avec un fonctionnement qui n’est pas celui du crowdfunding.

Anaxago ou ClubFunding, Raizers et Homunity ?

Je déconseille de choisir une plateforme uniquement à partir d’un classement général.

Anaxago ou ClubFunding ?

Les deux plateformes ont financé de nombreuses opérations immobilières.

Je comparerais surtout les projets disponibles au même moment : opérateur, garanties, niveau d’endettement, marge et historique.

Anaxago ou Raizers ?

Raizers possède également un positionnement très immobilier, avec des opérations françaises et européennes.

Là encore, le dossier me paraît plus important que la marque de la plateforme.

Anaxago ou Homunity ?

Homunity est historiquement davantage concentrée sur l’immobilier, tandis qu’Anaxago propose un univers d’investissement plus large.

Mais la diversification de la plateforme elle-même ne diversifie pas automatiquement ton investissement : investir 10 000 € sur un unique projet Anaxago reste une exposition concentrée à ce projet.

Pour quel investisseur Anaxago peut-elle convenir ?

À mes yeux, Anaxago peut éventuellement correspondre à un investisseur qui :

  • dispose déjà d’une épargne de sécurité ;
  • possède d’autres placements liquides ;
  • comprend le risque du non coté ;
  • accepte de perdre une partie de son investissement ;
  • peut immobiliser son argent plusieurs années ;

et est prêt à analyser sérieusement les documents financiers.

À l’inverse, je ne considérerais pas le crowdfunding immobilier comme approprié pour une somme destinée :

à un apport immobilier proche ;

à une réserve de sécurité ;

aux études d’un enfant dans quelques années ;

ou à toute dépense dont la date est connue.

Le problème n’est pas uniquement la perte potentielle.

C’est aussi l’impossibilité de savoir exactement quand l’argent sera récupéré.

Mon avis final sur Anaxago en 2026

Anaxago reste un acteur important et réglementé de l’investissement alternatif français.

La plateforme possède également un avantage que les acteurs plus récents n’ont pas encore : un historique suffisamment long pour observer ce qui se passe lorsque le marché immobilier devient beaucoup plus difficile.

Et cet historique invite à la prudence.

Le TRI immobilier net constaté reste positif à 8,7 % par an, mais les statistiques montrent parallèlement des montants importants en retard ou classés en défaut.

Je ne résumerais donc pas Anaxago par :

« plateforme fiable à 9 % par an »

ou, à l’inverse :

« plateforme à éviter parce que certains projets sont en défaut ».

Ces deux conclusions seraient trop simplistes.

Le véritable sujet est le projet financé.

Avant de souscrire, je veux connaître l’opérateur, son endettement, ses fonds propres, la marge du projet, les garanties, le rang des investisseurs et le scénario de remboursement.

C’est seulement après cette analyse que le rendement annoncé devient intéressant.

Ma règle personnelle serait donc la suivante :

ne jamais investir dans un projet Anaxago que je ne serais pas capable d’expliquer moi-même, chiffres à l’appui, sans me contenter de la présentation commerciale de la plateforme.

FAQ sur Anaxago

Quel est le rendement moyen d’Anaxago ?

Anaxago affiche en septembre 2026 un TRI net constaté de 8,7 % par an sur son historique immobilier. Il s’agit d’une performance passée et non d’un rendement garanti pour les nouveaux projets.

Anaxago est-elle réglementée ?

Oui. Anaxago possède l’agrément PSFP FP-2023-25 délivré dans le cadre du financement participatif.

Peut-on perdre son argent avec Anaxago ?

Oui. Le capital n’est pas garanti et certaines opérations peuvent entraîner une perte partielle ou totale.

Combien de temps l’argent est-il bloqué ?

Anaxago affiche un horizon moyen initial d’environ 28 mois sur ses opérations immobilières historiques. Mais cette durée peut être largement dépassée lorsqu’un projet rencontre des difficultés.

Quel est le taux de retard d’Anaxago ?

Au 21 septembre 2026, Anaxago publie un taux global de retard de paiement de 6,1 %, représentant environ 42,1 millions d’euros de capital.

Quel est le taux de défaut d’Anaxago ?

La plateforme publie un taux global de défaut de remboursement de 34 % selon sa méthodologie, correspondant à environ 232,7 millions d’euros. Un défaut ne signifie cependant pas automatiquement que l’intégralité du capital concerné sera perdue.

Anaxago convient-elle aux débutants ?

Techniquement, un débutant peut investir. Mais compte tenu des risques, de l’illiquidité et de la nécessité d’analyser les dossiers, je considère le crowdfunding immobilier comme plus adapté à des investisseurs ayant déjà compris les mécanismes de risque du non coté.

Faut-il diversifier entre plusieurs projets ?

Oui. Concentrer une somme importante sur une seule opération expose l’investisseur à la réussite d’un seul opérateur et d’un seul projet. La diversification ne supprime toutefois pas le risque de marché commun à l’ensemble du crowdfunding immobilier.

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Nicolas Mouligner

L’auteur

Nicolas Mouligner est formateur professionnel depuis plus de 20 ans, spécialisé dans l’assurance, le crédit et l’immobilier. Titulaire d’un Master, il accompagne depuis de nombreuses années des publics variés. En 2020, il fonde Les formations de Louis et accompagne ses apprenants avec une pédagogie claire et accessible… en savoir plus



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