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Le parking en copropriété : Types de parking et loi

La réglementation pour un parking en copropriété

Temps de lecture estimé : 5 minutes

Dans un contexte où l’urbanisation croissante et la densification des villes rendent le stationnement de plus en plus problématique, comprendre les différentes typologies de parking en copropriété s’avère essentiel. En parallèle, une connaissance approfondie de la réglementation applicable et du droit de copropriété permet une gestion efficace du stationnement.

Les typologies

Le parking collectif

Dans le vaste monde de la copropriété, le parking collectif se définit comme un espace destiné au stationnement des véhicules appartenant aux membres de la copropriété. Cet endroit est un bien partagé, utilisé par tous les résidents sans exception ni préférence. Il offre à chaque occupant un droit d’accès et de stationnement, souvent encadré par une réglementation interne pour garantir un usage équilibré. Ce type d’aire peut être en extérieur ou en sous-sol et est généralement compris dans les frais communs payés par les résidents.

Le parking privatif

À l’autre extrême se trouve le parking privatif, qui, comme son nom l’indique, appartient exclusivement à un seul propriétaire. Ce dernier a donc une totale liberté quant à l’utilisation de son emplacement et peut même choisir de le louer s’il n’en fait pas usage lui-même. Cette place n’est pas répartie entre tous les occupants mais demeure entièrement sous la responsabilité du détenteur, y compris pour ce qui concerne sa maintenance et son entretien. Les frais liés ne sont donc pas divisés avec les autres membres puisqu’elle fait partie intégrante du lot privé du propriétaire concerné.

La réglementation applicable

La réglementation applicable aux parkings en copropriété est précisée par la loi. Elle indique que chaque emplacement de stationnement constitue une partie privative, dont l’usage exclusif est réservé au propriétaire possédant le lot correspondant.

Les normes de gestion habituelle et de maintenance des zones de stationnement sont déterminées par le règlement de copropriété. Ce dernier peut aussi établir des dispositions particulières relatives à l’exploitation des places, comme leur location interdite aux individus n’appartenant pas à la copropriété.

En outre, conformément au Code civil, toute modification significative concernant les parties communes nécessite un vote lors d’une assemblée générale avec une majorité absolue. Cela comprend principalement les travaux d’aménagement ou d’agrandissement du parking.

Lorsqu’il y a vente d’un lot comprenant un espace de parking, il est primordial pour l’acquéreur de vérifier minutieusement dans le règlement si celui-ci fait bien partie du lot vendu et non attribué par un droit d’utilisation temporaire renouvelable.

La gestion du stationnement dans un parking

La gestion du stationnement

Acquisition d’une place de stationnement

En copropriété, l’acquisition d’une place de parking s’effectue généralement lors de la transaction immobilière. L’opportunité d’en obtenir une supplémentaire par la suite dépend des espaces libres et est régie par le règlement interne de la copropriété.

Frais et charges associés

L’usage d’un espace de stationnement en copropriété n’est pas exempt de coûts. Ces derniers peuvent fluctuer selon les spécificités du garage (localisation, dimensions). Les dépenses courantes incluent notamment les charges relatives à l’éclairage, à la sécurité, à l’entretien ainsi qu’à des réparations éventuelles. Ces frais sont habituellement divisés entre tous les propriétaires utilisant le garage.

Règles de bonne conduite sur le parking

Une gestion effective du stationnement nécessite également l’adhésion à certaines normes essentielles : chaque usager doit s’assurer de ne pas empiéter sur l’espace des autres véhicules et se garer convenablement pour faciliter la circulation dans le garage. Le niveau sonore doit être réduit autant que possible afin de maintenir un environnement paisible pour les résidents proches du garage ou sous-sol. Il est crucial que chacun contribue activement au maintien de la propreté des lieux.

Le droit de copropriété

Le processus de vote en assemblée générale

Dans le cadre du droit de copropriété, les décisions relatives au parking sont fréquemment adoptées lors des assemblées générales. Ces résolutions peuvent couvrir une variété de sujets tels que l’attribution des emplacements, la conduite de travaux ou la mise en œuvre d’un système de surveillance. Pour qu’une motion soit approuvée, il faut obtenir une majorité. Cette dernière fluctue selon la gravité du sujet à statuer : simple majorité pour les questions courantes, majorité absolue pour les affaires plus sérieuses et double majorité pour celles ayant un impact majeur sur la copropriété.

La gestion des litiges entre copropriétaires

Malgré ces votes démocratiques lors des réunions générales, des conflits peuvent émerger entre propriétaires concernant le stationnement. Le syndic joue alors un rôle essentiel dans leur résolution. Il peut agir directement si le différend porte sur l’application d’une règle clairement stipulée dans le règlement de copropriété ou une décision adoptée lors d’une réunion générale. Si malgré son intervention, le désaccord persiste ou si sa nature sort du cadre de sa compétence (par exemple s’il touche à l’interprétation d’une clause obscure), c’est aux tribunaux qu’incombe la responsabilité d’y trancher.

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