Carte T, carte G et carte S : Faut-il une formation ALUR différente pour chaque activité ?


Auteur : Nicolas Mouligner
Temps de lecture : 25 minutes
Mis à jour le 12/06/2026
Lorsqu’un professionnel de l’immobilier exerce plusieurs activités, une question revient souvent au moment de choisir sa formation ALUR : faut-il suivre une formation différente pour la carte T, la carte G et la carte S ?
La réponse mérite d’être nuancée.
La formation continue ALUR repose sur une obligation globale de formation, généralement appréciée sur une période de trois ans. Mais cette formation doit aussi être cohérente avec l’activité réellement exercée. Un professionnel qui exerce uniquement en transaction n’a pas les mêmes besoins qu’un administrateur de biens ou qu’un syndic de copropriété.
Autrement dit, il ne s’agit pas forcément de suivre trois formations séparées pour trois mentions différentes. En revanche, les contenus suivis doivent être adaptés aux activités figurant sur la carte professionnelle : transaction, gestion immobilière, syndic de copropriété, ou plusieurs de ces activités à la fois.
Dans cet article, nous faisons le point sur les différences entre carte T, carte G et carte S, les obligations de formation ALUR, les cas de cumul d’activités, les erreurs à éviter et les bons réflexes pour constituer un dossier de renouvellement cohérent.
Carte T, carte G, carte S : De quoi parle-t-on exactement ?
Avant de parler de formation ALUR, il faut bien distinguer les différentes mentions de la carte professionnelle immobilier.
La carte professionnelle n’est pas seulement un document administratif général. Elle précise les activités que le professionnel est autorisé à exercer. Ces activités peuvent notamment concerner la transaction immobilière, la gestion immobilière ou le syndic de copropriété.
La carte T : Transaction immobilière
La carte T correspond à l’activité de transaction immobilière.
Elle concerne notamment les professionnels qui interviennent dans la vente, l’achat, la recherche ou la négociation de biens immobiliers : maisons, appartements, immeubles, terrains, locaux commerciaux ou fonds de commerce.
La carte T est donc directement liée aux missions commerciales de l’agent immobilier ou de la structure immobilière.
Exemples d’activités concernées par la carte T
- vente de biens immobiliers ;
- achat ou recherche de biens pour le compte de clients ;
- estimation dans le cadre d’un projet de vente ;
- négociation immobilière ;
- accompagnement vendeur et acquéreur ;
- rédaction ou suivi des documents liés à la transaction ;
- relation avec les notaires, diagnostics, acquéreurs et vendeurs.
La formation ALUR suivie par un professionnel doit donc être en lien avec ces pratiques : mandat, compromis, devoir de conseil, diagnostics, négociation, urbanisme, déontologie, non-discrimination, lutte contre le blanchiment ou encore sécurisation des ventes.
La carte G : Gestion immobilière
La carte G correspond à l’activité de gestion immobilière.
Elle concerne les professionnels qui administrent des biens pour le compte de propriétaires bailleurs. Le cœur de l’activité n’est plus la vente, mais la gestion locative, le suivi des loyers, des charges, des baux, des états des lieux et des relations entre bailleurs et locataires.
Exemples d’activités concernées par la carte G
- gestion locative ;
- mise en location ;
- rédaction ou suivi des baux ;
- encaissement des loyers ;
- régularisation des charges ;
- gestion des réparations locatives ;
- suivi des congés ;
- relation bailleur-locataire ;
- gestion des impayés ;
- application des règles liées au logement.
La formation ALUR d’un professionnel exerçant en gestion doit donc idéalement aborder des thématiques liées à la location, aux baux d’habitation, aux obligations du bailleur, aux droits du locataire, aux charges, aux états des lieux, à la décence du logement ou encore à la prévention des litiges locatifs.
La carte S : Syndic de copropriété
La carte S correspond à l’activité de syndic de copropriété.
Cette activité concerne la gestion des copropriétés pour le compte des syndicats de copropriétaires. Elle est juridiquement et techniquement différente de la gestion locative.
Le syndic intervient dans un cadre collectif : assemblées générales, conseil syndical, budget, travaux, appels de fonds, règlement de copropriété, charges de copropriété et suivi des décisions votées.
Exemples d’activités concernées par la carte S
- gestion administrative d’une copropriété ;
- préparation et tenue des assemblées générales ;
- exécution des décisions votées ;
- appels de fonds ;
- suivi du budget prévisionnel ;
- gestion des travaux ;
- relation avec le conseil syndical ;
- suivi du règlement de copropriété ;
- gestion des sinistres ;
- relation avec les copropriétaires.
La formation ALUR d’un syndic doit donc être adaptée aux enjeux de la copropriété : assemblée générale, charges, travaux, responsabilité du syndic, contrat de syndic, règlement de copropriété, obligations d’information, extranet, fonds travaux, conseil syndical ou encore gestion des conflits en copropriété.
Faut-il une formation ALUR différente pour la carte T, la carte G et la carte S ?
La réponse courte est la suivante : pas nécessairement une formation séparée pour chaque carte, mais une formation adaptée à chaque activité exercée.
L’obligation ALUR n’impose pas automatiquement de suivre une formation totalement distincte pour la transaction, une autre pour la gestion et une autre pour le syndic. En revanche, les formations suivies doivent être cohérentes avec les activités exercées et avec les mentions de la carte professionnelle.
Un professionnel qui exerce uniquement en transaction peut choisir une formation ALUR centrée sur la transaction immobilière. Un professionnel qui exerce en gestion locative aura intérêt à suivre une formation en lien avec la gestion. Un syndic devra, lui, intégrer des contenus liés à la copropriété.
La difficulté apparaît surtout lorsque la carte professionnelle comporte plusieurs mentions.
Cas simple : Vous exercez uniquement en transaction
Si vous exercez uniquement une activité de transaction immobilière, votre formation ALUR peut être centrée sur les sujets liés à la vente, à la négociation et à la relation vendeur-acquéreur.
Vous n’avez pas forcément besoin de suivre une formation approfondie sur le syndic de copropriété si vous n’exercez pas cette activité.
En revanche, certains modules transversaux restent utiles ou obligatoires, comme la déontologie, la non-discrimination, le devoir de conseil ou les obligations professionnelles générales.
Cas simple : Vous exercez uniquement en gestion immobilière
Si vous exercez uniquement en gestion immobilière, votre formation ALUR doit être cohérente avec cette activité.
Dans ce cas, une formation exclusivement centrée sur la transaction pourrait être insuffisamment adaptée à votre pratique réelle. Il est préférable de suivre des modules portant sur la location, la gestion locative, les baux, les états des lieux, les loyers, les charges ou les obligations du bailleur.
L’objectif est de pouvoir justifier d’un parcours en lien direct avec votre activité quotidienne.
Cas simple : Vous exercez uniquement en syndic
Si vous exercez uniquement en syndic de copropriété, votre formation ALUR doit être orientée vers la copropriété.
La copropriété est une matière spécifique, avec ses règles propres. Une formation uniquement axée sur la vente immobilière ne reflète pas suffisamment les enjeux de l’activité de syndic.
Il est donc recommandé de choisir des modules sur la copropriété, les assemblées générales, les travaux, les charges, le contrat de syndic, le conseil syndical et les obligations du syndic professionnel.
Cas fréquent : Vous exercez plusieurs activités
C’est le cas le plus important.
Si votre carte professionnelle comporte plusieurs mentions, par exemple transaction et gestion, ou transaction, gestion et syndic, il faut choisir une formation ALUR qui couvre de manière cohérente les activités exercées.
Vous n’êtes pas obligé de faire trois parcours de 42 heures séparés. En revanche, il est prudent de répartir vos heures de formation sur les différentes activités concernées.
Par exemple, un professionnel titulaire des mentions T et G peut suivre une partie de ses heures sur la transaction et une autre sur la gestion locative. Un professionnel titulaire des mentions T, G et S peut intégrer des modules sur la transaction, la gestion et la copropriété.
Tableau récapitulatif : Quelle formation ALUR selon la carte professionnelle ?
| Mention de carte | Activité concernée | Formation ALUR recommandée | Formation séparée obligatoire ? |
|---|---|---|---|
| Carte T | Transaction immobilière | Vente, mandat, compromis, négociation, diagnostics, devoir de conseil | Non, mais formation en lien avec la transaction recommandée |
| Carte G | Gestion immobilière | Gestion locative, bail, loyers, charges, états des lieux, impayés | Non, mais formation en lien avec la gestion recommandée |
| Carte S | Syndic de copropriété | Copropriété, AG, charges, travaux, contrat de syndic, conseil syndical | Non, mais formation en lien avec le syndic recommandée |
| Carte T + G | Transaction + gestion | Parcours mixte transaction et gestion | Pas deux fois 42h, mais cohérence des contenus attendue |
| Carte G + S | Gestion + syndic | Parcours mixte gestion locative et copropriété | Pas deux fois 42h, mais attention à bien couvrir les deux activités |
| Carte T + G + S | Transaction + gestion + syndic | Parcours complet et équilibré sur les trois activités | Pas trois fois 42h, mais parcours à construire avec soin |
| Mandataire immobilier | Activité exercée sous habilitation | Formation liée à l’activité réellement exercée | Selon activité et organisation du titulaire de carte |
Vous avez une carte avec plusieurs mentions ? Un parcours ALUR peut être construit selon vos activités réelles. Consultez nos formations pour choisir les modules adaptés.
L’obligation ALUR porte-t-elle sur la personne, la carte ou l’activité ?
La formation continue ALUR est généralement abordée au moment du renouvellement de la carte professionnelle ou du suivi des personnes habilitées. Mais il ne faut pas la comprendre comme une simple formalité administrative.
Elle doit être cohérente avec l’activité exercée.
Cela signifie que le professionnel doit pouvoir justifier d’un parcours de formation utile, exploitable et en lien avec son métier réel. La formation ne doit pas être choisie uniquement parce qu’elle entre dans le volume horaire attendu. Elle doit aussi avoir du sens par rapport à la mention de carte et aux missions exercées.
Le volume horaire reste global
Le principe est généralement de justifier 14 heures par an ou 42 heures sur trois années consécutives d’exercice.
Ce volume horaire n’est pas multiplié automatiquement par le nombre de mentions. Un professionnel qui détient les mentions T, G et S n’a pas, en principe, à justifier 42 heures pour la carte T, 42 heures pour la carte G et 42 heures pour la carte S.
En revanche, il doit être capable de présenter des formations pertinentes au regard de l’ensemble des activités exercées.
Le contenu doit rester cohérent
C’est ici que la nuance est importante.
Si un professionnel détient une carte avec les mentions transaction, gestion et syndic, mais qu’il ne suit que des formations sur la transaction, son parcours peut sembler incomplet au regard des autres activités.
À l’inverse, un parcours équilibré avec des modules transaction, gestion, syndic, déontologie et non-discrimination donne une image beaucoup plus cohérente du dossier.
L’objectif n’est donc pas seulement de “faire ses heures”, mais de construire un parcours défendable.
Les modules obligatoires restent communs aux activités
Certaines thématiques concernent tous les professionnels de l’immobilier, quelle que soit la mention de la carte.
C’est notamment le cas de la déontologie et de la non-discrimination à l’accès au logement. Ces modules ne sont pas réservés à une seule activité. Ils concernent aussi bien les professionnels de la transaction que ceux de la gestion ou du syndic.
La déontologie
La déontologie est transversale.
Elle concerne les règles de comportement professionnel, la loyauté, la compétence, la transparence, la confidentialité, la prévention des conflits d’intérêts et la qualité de l’information transmise au client.
Elle s’applique à toutes les activités immobilières.
Exemples en transaction
En transaction, la déontologie concerne notamment le devoir de conseil, la publicité des biens, la transparence sur les honoraires, la loyauté dans la négociation et la qualité des informations communiquées aux parties.
Exemples en gestion
En gestion immobilière, elle concerne la relation avec le bailleur et le locataire, la gestion des fonds, les informations transmises aux parties, le suivi des obligations contractuelles et la prévention des conflits.
Exemples en syndic
En syndic, elle concerne la transparence vis-à-vis des copropriétaires, l’exécution des décisions d’assemblée générale, la gestion des fonds, la relation avec le conseil syndical et la communication des informations.
La non-discrimination
La non-discrimination à l’accès au logement concerne principalement les situations de location et d’accès au logement, mais elle reste une thématique essentielle pour l’ensemble des professionnels immobiliers.
Elle est particulièrement importante pour les professionnels qui interviennent dans la mise en location, la sélection des dossiers, la diffusion d’annonces ou la relation avec les candidats locataires.
Mais elle peut aussi concerner les pratiques de transaction lorsqu’un professionnel accompagne des clients dans un projet d’acquisition ou diffuse des annonces immobilières.
Comment choisir sa formation ALUR si l’on détient plusieurs mentions ?
Si vous détenez plusieurs mentions sur votre carte professionnelle, le bon réflexe consiste à raisonner en trois étapes.
Étape 1 : Identifier les activités réellement exercées
Il faut d’abord distinguer les mentions présentes sur la carte et les activités réellement pratiquées.
Parfois, une carte comporte plusieurs mentions, mais l’activité principale est concentrée sur une seule branche. Dans d’autres cas, l’entreprise exerce réellement toutes les activités : transaction, gestion locative et syndic.
La formation doit être choisie en fonction de cette réalité.
Questions à se poser
- Est-ce que j’exerce réellement en transaction ?
- Est-ce que je fais de la gestion locative ?
- Est-ce que j’exerce une activité de syndic ?
- Quelle activité représente la part principale de mon chiffre d’affaires ?
- Quelles activités sont mentionnées sur ma carte ?
- Quelles activités sont exercées par mes collaborateurs ou agents commerciaux ?
- Mes attestations couvrent-elles suffisamment mes activités ?
Étape 2 : Vérifier les attestations disponibles
Avant de choisir une nouvelle formation, il est utile de vérifier les attestations déjà obtenues.
Une attestation doit être claire, complète et exploitable. Elle doit notamment indiquer l’identité de la personne formée, l’intitulé de la formation, la durée, les dates, l’organisme de formation et, idéalement, les thématiques abordées.
Si l’attestation ne permet pas de comprendre le lien avec l’activité exercée, elle peut être moins sécurisante pour un dossier.
Étape 3 : Compléter intelligemment les heures manquantes
Une fois les heures déjà suivies identifiées, il faut compléter avec des modules adaptés.
Si vous avez déjà suivi beaucoup d’heures en transaction mais que vous exercez aussi en gestion, il peut être pertinent de compléter avec un module sur la gestion locative.
Si vous avez une activité de syndic mais aucune formation récente sur la copropriété, il peut être préférable d’ajouter un module dédié au syndic.
Si vos modules obligatoires ne sont pas clairement identifiés, il faut vérifier la déontologie et la non-discrimination.
Exemple de répartition des heures ALUR selon les activités
Il n’existe pas une seule répartition obligatoire valable pour tous. Mais il est possible de construire des parcours cohérents selon le profil du professionnel.
Profil 1 : Professionnel exerçant uniquement en transaction
Pour une activité uniquement centrée sur la transaction, un parcours peut intégrer :
- mandat de vente ;
- compromis de vente ;
- devoir de conseil ;
- diagnostics immobiliers ;
- urbanisme ;
- négociation immobilière ;
- lutte contre le blanchiment ;
- déontologie ;
- non-discrimination.
L’objectif est de sécuriser les pratiques liées à la vente immobilière.
Profil 2 : Professionnel exerçant en transaction et gestion
Pour une activité mixte transaction et gestion, un parcours peut intégrer :
- mandat de vente ;
- compromis ;
- gestion locative ;
- baux d’habitation ;
- loyers et charges ;
- états des lieux ;
- impayés ;
- déontologie ;
- non-discrimination.
L’objectif est de ne pas concentrer toutes les heures uniquement sur la transaction si la gestion représente une partie réelle de l’activité.
Profil 3 : Professionnel exerçant en gestion et syndic
Pour une activité orientée gestion et syndic, un parcours peut intégrer :
- gestion locative ;
- bail d’habitation ;
- charges locatives ;
- impayés ;
- copropriété ;
- assemblée générale ;
- contrat de syndic ;
- travaux en copropriété ;
- déontologie ;
- non-discrimination.
L’objectif est de bien distinguer la gestion locative et le syndic, qui ne reposent pas sur les mêmes règles.
Profil 4 : Professionnel exerçant transaction, gestion et syndic
Pour une activité complète T, G et S, un parcours équilibré peut intégrer :
- transaction immobilière ;
- gestion locative ;
- copropriété ;
- obligations professionnelles ;
- déontologie ;
- non-discrimination ;
- actualités juridiques ;
- responsabilité professionnelle ;
- relation client ;
- prévention des litiges.
Dans ce cas, le parcours doit être particulièrement cohérent, car il doit refléter plusieurs activités.
Carte T, G et S : Les erreurs fréquentes à éviter
Erreur n°1 : Croire qu’une seule thématique suffit toujours
Suivre uniquement des formations sur la transaction alors que l’on exerce aussi en gestion ou en syndic peut fragiliser la cohérence du dossier.
Même si le volume horaire est atteint, le contenu doit rester en lien avec les activités exercées.
Erreur n°2 : Penser qu’il faut automatiquement 42h par mention
À l’inverse, il ne faut pas croire qu’il faut systématiquement suivre 42h pour la carte T, 42h pour la carte G et 42h pour la carte S.
L’obligation porte généralement sur un volume global de formation continue. Le sujet principal est la cohérence du contenu avec les activités réellement exercées.
Erreur n°3 : Oublier que la gestion et le syndic sont deux activités différentes
La gestion locative et le syndic de copropriété sont parfois confondus, mais ce sont deux activités distinctes.
La gestion concerne principalement les relations bailleur-locataire. Le syndic concerne la gestion d’un immeuble en copropriété pour le compte d’un syndicat de copropriétaires.
Si vous exercez les deux, il est préférable que votre parcours de formation reflète cette double activité.
Erreur n°4 : Ne pas vérifier les intitulés des attestations
Une attestation trop vague peut être difficile à exploiter.
Un intitulé précis, une durée claire, des dates exactes et des thématiques identifiables permettent de mieux justifier le parcours de formation.
Par exemple, une attestation intitulée “formation immobilier” est moins parlante qu’une attestation indiquant clairement “formation ALUR gestion locative”, “formation ALUR transaction immobilière” ou “formation ALUR syndic de copropriété”.
Erreur n°5 : Attendre le renouvellement pour faire le point
Il est risqué d’attendre le dernier moment pour vérifier ses heures.
Si certaines attestations sont incomplètes, si des modules obligatoires manquent ou si les formations suivies ne couvrent pas correctement les activités exercées, le professionnel peut être obligé de compléter rapidement son parcours.
Le plus prudent est de faire un point régulier sur ses heures ALUR.
Formation ALUR en ligne : Une solution adaptée aux cartes T, G et S
La formation ALUR en ligne peut être particulièrement adaptée aux professionnels qui souhaitent construire un parcours cohérent selon leurs activités.
Elle permet de choisir des modules correspondant à la carte T, à la carte G, à la carte S ou à plusieurs mentions à la fois.
Les avantages de la formation en ligne
La formation en ligne présente plusieurs avantages pour les professionnels de l’immobilier :
- accès à distance ;
- organisation à son rythme ;
- possibilité de compléter des heures manquantes ;
- choix de thématiques ciblées ;
- adaptation au calendrier de renouvellement ;
- obtention d’une attestation après validation ;
- solution pratique pour les dirigeants, collaborateurs et mandataires.
Pour une carte T
Un professionnel titulaire d’une carte T peut privilégier des modules sur la transaction, le mandat, la négociation, la vente, les diagnostics et les obligations professionnelles.
Pour une carte G
Un professionnel titulaire d’une carte G peut privilégier des modules sur la gestion locative, les baux, les états des lieux, les loyers, les charges et les obligations bailleur-locataire.
Pour une carte S
Un professionnel titulaire d’une carte S peut privilégier des modules sur la copropriété, les assemblées générales, les travaux, les charges, le contrat de syndic et la responsabilité du syndic.
Pour plusieurs mentions
Un professionnel titulaire de plusieurs mentions peut construire un parcours mixte, avec des modules répartis entre les différentes activités exercées.
Faut-il choisir une formation généraliste ou spécialisée ?
Tout dépend de votre situation.
Une formation généraliste peut être utile si vous souhaitez faire le point sur les obligations professionnelles communes à toutes les activités immobilières. Elle peut notamment couvrir la déontologie, la non-discrimination, la responsabilité professionnelle ou les actualités juridiques.
En revanche, une formation spécialisée est préférable si vous devez renforcer vos compétences sur une activité précise : transaction, gestion locative ou syndic.
Quand choisir une formation généraliste ?
Une formation généraliste peut être adaptée si :
- vous exercez une activité immobilière simple ;
- vous souhaitez compléter quelques heures ;
- vous avez déjà suivi des modules spécialisés ;
- vous avez besoin de mettre à jour vos connaissances générales ;
- vous devez valider des thématiques transversales.
Quand choisir une formation spécialisée ?
Une formation spécialisée est préférable si :
- vous exercez plusieurs activités ;
- vous avez une carte avec plusieurs mentions ;
- votre parcours de formation est déséquilibré ;
- vous n’avez jamais suivi de module sur une activité exercée ;
- vous préparez un renouvellement de carte ;
- vous souhaitez sécuriser une activité spécifique.
Quelle stratégie adopter pour un renouvellement de carte professionnelle ?
Pour renouveler une carte professionnelle avec plusieurs mentions, il est conseillé de préparer son dossier avec méthode.
1. Vérifier les mentions de la carte
La première étape consiste à identifier les mentions présentes sur la carte professionnelle : transaction, gestion, syndic ou autres mentions éventuelles.
2. Lister les activités réellement exercées
Il faut ensuite vérifier quelles activités sont réellement exercées au quotidien par l’entreprise, le dirigeant, les collaborateurs ou les personnes habilitées.
3. Rassembler les attestations
Regroupez toutes les attestations ALUR obtenues sur la période concernée.
Vérifiez les dates, les durées, les intitulés, les thématiques et le nom de l’organisme de formation.
4. Identifier les manques
Comparez les formations suivies avec les activités exercées.
Si vous avez une activité de syndic mais aucune formation sur la copropriété, c’est un point à corriger. Si vous faites de la gestion mais que toutes vos heures portent sur la transaction, il peut être utile de compléter.
5. Compléter avec des modules adaptés
Choisissez ensuite les modules permettant de renforcer la cohérence du parcours.
L’objectif n’est pas seulement d’atteindre un nombre d’heures, mais de pouvoir présenter un dossier clair, logique et conforme à votre activité.
Vous avez plusieurs mentions sur votre carte professionnelle ? Découvrez nos formations ALUR en ligne pour choisir un parcours adapté à votre activité.
Pourquoi choisir Les formations de Louis pour votre formation ALUR ?
Les formations de Louis accompagnent les professionnels de l’immobilier dans leur formation continue ALUR, avec des modules adaptés aux différentes activités : transaction, gestion immobilière, syndic de copropriété et obligations transversales.
Que vous soyez titulaire d’une carte T, d’une carte G, d’une carte S ou de plusieurs mentions, vous pouvez choisir un parcours cohérent avec votre activité.
Des formations adaptées aux activités immobilières
Selon votre situation, vous pouvez suivre des formations en lien avec :
- la transaction immobilière ;
- la gestion locative ;
- le syndic de copropriété ;
- la déontologie ;
- la non-discrimination ;
- les obligations professionnelles ;
- le renouvellement de la carte professionnelle ;
- les besoins des mandataires et collaborateurs habilités.
Des formats souples
Les formations peuvent être suivies en ligne, à votre rythme, avec des formats adaptés à votre besoin : 42h, 14h, 7h ou modules courts selon les heures à compléter.
Une attestation pour votre dossier
À l’issue de la formation, vous obtenez une attestation permettant de justifier les heures suivies dans le cadre de votre parcours de formation continue.
L’objectif est simple : vous aider à construire un dossier clair, cohérent et adapté à votre activité réelle.
Conclusion
Carte T, carte G et carte S ne nécessitent pas forcément trois formations ALUR totalement séparées. En revanche, les formations suivies doivent être cohérentes avec les activités exercées.
Un professionnel qui exerce uniquement en transaction peut suivre une formation centrée sur la carte T. Un professionnel qui exerce en gestion doit intégrer des contenus liés à la gestion locative. Un syndic doit se former sur les règles propres à la copropriété.
Lorsque plusieurs mentions figurent sur la carte professionnelle, il est préférable de construire un parcours équilibré, couvrant les différentes activités exercées : transaction, gestion et syndic.
La bonne question n’est donc pas seulement : “Combien d’heures ai-je suivies ?”
La vraie question est : “Mes formations sont-elles en lien avec les activités que j’exerce réellement ?”
Avec un parcours bien construit, des attestations claires et des modules adaptés, vous pouvez aborder votre renouvellement de carte professionnelle avec davantage de sérénité.
FAQ : Carte T, carte G, carte S et formation ALUR
Faut-il une formation ALUR différente pour la carte T, la carte G et la carte S ?
Pas forcément. Il n’est pas nécessaire de suivre automatiquement une formation totalement séparée pour chaque mention. En revanche, les formations suivies doivent être cohérentes avec les activités exercées : transaction, gestion immobilière ou syndic de copropriété.
Faut-il faire 42h pour la carte T, 42h pour la carte G et 42h pour la carte S ?
Non, le volume de formation continue est généralement global. Un professionnel qui détient plusieurs mentions n’a pas automatiquement à suivre 42h par mention. En revanche, il doit veiller à ce que les contenus suivis couvrent correctement les activités exercées.
Quelle formation ALUR choisir pour une carte T ?
Pour une carte T, il est recommandé de choisir des formations liées à la transaction immobilière : mandat, compromis, négociation, devoir de conseil, diagnostics, publicité immobilière, obligations professionnelles, déontologie et non-discrimination.
Quelle formation ALUR choisir pour une carte G ?
Pour une carte G, il est préférable de suivre des modules liés à la gestion immobilière : gestion locative, baux d’habitation, loyers, charges, états des lieux, impayés, obligations du bailleur et relation bailleur-locataire.
Quelle formation ALUR choisir pour une carte S ?
Pour une carte S, il est conseillé de choisir des formations liées au syndic de copropriété : assemblées générales, contrat de syndic, charges de copropriété, travaux, conseil syndical, règlement de copropriété et responsabilité du syndic.
La gestion immobilière et le syndic nécessitent-ils les mêmes formations ?
Non. La gestion immobilière et le syndic sont deux activités différentes. La gestion concerne principalement les relations bailleur-locataire, tandis que le syndic concerne l’administration d’une copropriété. Les formations doivent donc être adaptées à chacune de ces activités.
Peut-on suivre une formation ALUR généraliste ?
Oui, une formation généraliste peut être utile, notamment pour les obligations professionnelles communes, la déontologie, la non-discrimination ou les actualités juridiques. Mais si vous exercez une activité spécifique, il est préférable de compléter avec des modules spécialisés.
Que faire si ma carte comporte plusieurs mentions ?
Si votre carte comporte plusieurs mentions, comme T, G et S, il est conseillé de construire un parcours de formation équilibré. Vous pouvez répartir vos heures entre les différentes activités exercées afin de présenter un dossier cohérent au moment du renouvellement.
Les modules de déontologie et de non-discrimination sont-ils communs aux cartes T, G et S ?
Oui. La déontologie et la non-discrimination sont des thématiques transversales. Elles concernent les professionnels de l’immobilier quelle que soit leur activité : transaction, gestion ou syndic.
Une formation ALUR en ligne est-elle adaptée aux cartes T, G et S ?
Oui. La formation ALUR en ligne peut être adaptée à chaque activité immobilière. Elle permet de choisir des modules liés à la transaction, à la gestion, au syndic ou à plusieurs activités à la fois, selon les besoins du professionnel.
Comment savoir si ma formation ALUR est bien adaptée à mon activité ?
Il faut vérifier l’intitulé de la formation, les thématiques abordées, la durée, les dates et le lien avec votre activité réelle. Une formation est plus sécurisante lorsqu’elle correspond clairement aux missions exercées.
Que risque-t-on avec une formation sans lien avec l’activité exercée ?
Le risque principal est de présenter un parcours peu cohérent au moment du renouvellement ou du contrôle des justificatifs. Même si le volume horaire est atteint, il est préférable que les formations suivies correspondent aux activités mentionnées sur la carte professionnelle.
Un mandataire immobilier est-il concerné par la formation ALUR ?
Oui, les personnes habilitées à négocier, s’entremettre ou s’engager pour le compte du titulaire de la carte peuvent être concernées par l’obligation de formation continue. La formation doit être adaptée à l’activité réellement exercée.
Peut-on cumuler plusieurs modules courts pour atteindre les heures ALUR ?
Oui, il est possible de cumuler plusieurs modules, à condition de conserver des attestations claires et exploitables. Cette solution peut être intéressante pour construire un parcours équilibré entre transaction, gestion, syndic, déontologie et non-discrimination.
Quelle est la meilleure stratégie si je ne sais pas quelle formation choisir ?
Le plus simple est de partir de votre activité réelle. Si vous faites de la transaction, choisissez des modules transaction. Si vous faites de la gestion, ajoutez des modules gestion. Si vous faites du syndic, intégrez des modules copropriété. Ensuite, vérifiez les modules transversaux obligatoires et complétez les heures manquantes.
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Nicolas Mouligner
L’auteur
Nicolas Mouligner est formateur professionnel depuis plus de 20 ans, spécialisé dans l’assurance, le crédit et l’immobilier. Titulaire d’un Master, il accompagne depuis de nombreuses années des publics variés. En 2020, il fonde Les formations de Louis et accompagne ses apprenants avec une pédagogie claire et accessible… en savoir plus
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