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Observatoire 2026 des professionnels de l’immobilier en France : Métiers, statuts et tendances

Observatoire 2026 des professionnels de l’immobilier en France : métiers, statuts et tendances

Auteur : Nicolas Mouligner

Temps de lecture : 21 minutes

Mis à jour le 06/09/2026

Le secteur immobilier français ne se résume plus à l’image traditionnelle de l’agent immobilier travaillant dans une agence de quartier.

Agents immobiliers titulaires d’une carte professionnelle, négociateurs salariés, agents commerciaux indépendants, mandataires, gestionnaires locatifs, syndics, administrateurs de biens ou encore cadres de l’immobilier : la profession regroupe aujourd’hui des métiers, des statuts et des modèles d’organisation très différents.

Cette diversité s’est renforcée avec le développement des réseaux de mandataires, du travail indépendant, des outils numériques et de nouvelles méthodes de prospection et d’accompagnement des clients.

Parallèlement, les professionnels évoluent dans un marché qui sort progressivement du ralentissement observé à partir de 2022. À fin mai 2026, les Notaires de France comptabilisent 949 000 ventes de logements anciens sur douze mois, soit une progression de 5,7 % sur un an.

Cet Observatoire 2026 des professionnels de l’immobilier en France propose une photographie du secteur : emploi, indépendance, entreprises, statuts, revenus et principales transformations du métier.

Important : les statistiques publiques ne sont pas toutes publiées en temps réel. Cet Observatoire utilise les données les plus récentes disponibles en septembre 2026. Selon les indicateurs, elles portent sur 2023, 2024 ou 2026.

Les chiffres clés des professionnels de l’immobilier en 2026

IndicateurDernière donnée disponiblePériode
Emplois salariés dans les activités immobilières255 0002024
Non-salariés dans les activités immobilières87 000Fin 2024
Part de micro-entrepreneurs parmi ces non-salariés51,1 %2024
Part des femmes parmi ces non-salariés44,3 %2024
Unités légales économiquement actives dans les activités immobilières313 2842023
Créations d’entreprises dans les activités immobilières36 5002024
Évolution annuelle des créations d’entreprises du secteur-4,9 %2024
Ventes de logements anciens sur 12 mois949 000Fin mai 2026
Évolution des ventes dans l’ancien+5,7 %sur un an à fin mai 2026

Pour une analyse spécifique des effectifs de la profession, consultez également notre étude sur combien d’agents immobiliers exercent en France.

Attention à l’interprétation : la catégorie statistique « activités immobilières » est plus large que les seules agences immobilières. Elle comprend différentes activités liées à l’immobilier. Il ne faut donc pas présenter ces 255 000 salariés ou 313 284 unités légales comme autant d’agents ou d’agences immobilières.

Un secteur composé de nombreux métiers

Le terme « professionnel de l’immobilier » recouvre des réalités très différentes.

L’Insee distingue notamment les agents commerciaux immobiliers, les cadres de l’immobilier et différentes professions exerçant dans la transaction ou la gestion. La nomenclature des agents commerciaux immobiliers comprend par exemple les appellations « agent commercial immobilier », « mandataire immobilier », « négociateur immobilier » ou encore « conseiller de vente en immobilier ».

L’agent immobilier titulaire d’une carte professionnelle

Juridiquement, l’agent immobilier exerce une profession réglementée.

L’exercice de l’activité nécessite notamment une carte professionnelle en cours de validité délivrée par la CCI, ainsi qu’une assurance responsabilité civile professionnelle et, selon la situation, une garantie financière.

La carte peut notamment couvrir :

  • la transaction sur immeubles et fonds de commerce ;
  • la gestion immobilière ;
  • l’activité de syndic de copropriété.

La DGCCRF rappelle également qu’un agent immobilier agit en qualité de mandataire de ses clients lorsqu’il réalise des opérations pour leur compte.

Le négociateur immobilier salarié

Un négociateur peut travailler comme salarié d’une agence ou d’une structure immobilière.

Lorsqu’il est habilité à négocier, s’entremettre ou s’engager pour le compte du titulaire de la carte professionnelle, une attestation d’habilitation doit être demandée auprès de la CCI.

Le salariat apporte une organisation différente de celle du travail indépendant : contrat de travail, rémunération pouvant associer fixe et variable selon les entreprises, rattachement hiérarchique et organisation au sein de l’agence.

L’agent commercial ou mandataire immobilier indépendant

L’agent commercial immobilier agit pour le compte d’un titulaire de carte professionnelle.

Il doit notamment être immatriculé au Registre spécial des agents commerciaux (RSAC), disposer de l’attestation d’habilitation correspondante et d’une assurance responsabilité civile.

Il ne peut pas utiliser librement le titre « agent immobilier » s’il ne détient pas lui-même la carte professionnelle. Certaines opérations lui sont également interdites, notamment la réception de fonds dans le cadre prévu par les textes.

L’Insee décrit d’ailleurs l’agent commercial immobilier comme un travailleur indépendant généralement lié à une agence par contrat et dont la rémunération dépend des ventes réalisées.

Pour aller plus loin, nous expliquons les différences entre mandataire et agent commercial immobilier dans notre comparatif dédié.

Le gestionnaire locatif

Le gestionnaire locatif intervient après la mise en location ou dans la gestion quotidienne d’un patrimoine : loyers, charges, relations avec les locataires, suivi administratif, incidents et obligations liées au bail.

Son activité illustre une caractéristique importante du secteur : l’immobilier ne repose pas uniquement sur la transaction.

Le syndic et les métiers de la copropriété

Les métiers de la copropriété représentent une autre branche importante du secteur.

Ils nécessitent des connaissances juridiques, comptables, techniques et relationnelles : assemblées générales, travaux, charges, contrats, gestion des copropriétaires et application d’une réglementation régulièrement modifiée.

Les cadres et responsables de l’immobilier

La nomenclature Insee des cadres de l’immobilier couvre notamment les directeurs d’agence, administrateurs de biens, gestionnaires de patrimoine immobilier, responsables immobiliers, experts ou responsables de programmes.

Cela montre à quel point le terme « immobilier » recouvre un ensemble de compétences dépassant largement la seule vente d’un logement.

Salariés et indépendants : Deux modèles désormais fortement présents

L’une des évolutions importantes du secteur immobilier concerne la coexistence de différents statuts professionnels.

Les données de l’Insee montrent qu’en 2024, les activités immobilières comptaient environ 255 000 emplois salariés. Ce niveau était de 268 600 en 2022 puis de 263 900 en 2023, ce qui témoigne d’un recul de l’emploi salarié après le retournement du marché immobilier.

Ces deux modes d’exercice impliquent des niveaux d’autonomie, de rémunération et d’organisation différents. Voir notre comparatif agent immobilier salarié ou indépendant.

Emploi immobilier

Évolution de l’emploi salarié dans les activités immobilières

Après avoir atteint un point haut en 2022, l’emploi salarié dans les activités immobilières a reculé en 2023 puis en 2024.

247 300
2019
252 900
2020
264 600
2021
268 600
2022
263 900
2023
255 000
2024
Lecture : l’emploi salarié atteint son niveau le plus élevé de cette série en 2022 avec environ 268 600 emplois, avant de redescendre à environ 255 000 en 2024.
Source : Insee — emploi salarié et non salarié par activité.
Graphique : Les Formations de Louis — Observatoire 2026 des professionnels de l’immobilier.

Dans le même temps, l’Insee recensait 87 000 personnes exerçant une activité non salariée dans le secteur immobilier fin 2024.

Plus d’un indépendant de l’immobilier sur deux est micro-entrepreneur

Parmi ces 87 000 non-salariés des activités immobilières, 51,1 % sont des micro-entrepreneurs.

Cette donnée illustre la place prise par les formes d’activité individuelles dans l’écosystème immobilier.

Elle ne signifie toutefois pas que tous ces micro-entrepreneurs sont des mandataires immobiliers : la catégorie Insee couvre l’ensemble des activités immobilières entrant dans ce périmètre statistique.

Travail indépendant

Les indépendants dans les activités immobilières en 2024

L’Insee recensait 87 000 non-salariés dans les activités immobilières à fin 2024.

87 000 non-salariés
51,1 % Micro-entrepreneurs

Plus d’un non-salarié sur deux du secteur exerce sous le régime de la micro-entreprise.

48,9 % Autres non-salariés

Les autres indépendants exercent sous d’autres formes entrepreneuriales.

51,1 %
48,9 %
Micro-entrepreneurs Autres non-salariés
Source : Insee — base Non-salariés 2024.
Graphique : Les Formations de Louis — Observatoire 2026 des professionnels de l’immobilier.

Les femmes représentent 44,3 % des non-salariés du secteur

L’Insee indique également que 44,3 % des non-salariés des activités immobilières sont des femmes à fin 2024.

Cette proportion permet de constater que le travail indépendant dans l’immobilier est relativement mixte, même si des écarts économiques persistent entre femmes et hommes parmi les indépendants.

Les revenus des indépendants immobiliers montrent de fortes disparités

L’immobilier peut donner l’image d’un secteur aux rémunérations élevées.

Les statistiques montrent une réalité beaucoup plus contrastée.

En 2024, parmi les non-salariés classiques des activités immobilières — donc hors micro-entrepreneurs — le revenu d’activité mensuel moyen est de 2 480 euros.

Chez les micro-entrepreneurs économiquement actifs du secteur, le revenu mensuel moyen tiré de l’activité non salariée est de 1 030 euros.

27,2 % des non-salariés classiques affichent un revenu nul ou déficitaire

La donnée la plus marquante est probablement celle-ci : parmi les non-salariés classiques exerçant dans les activités immobilières, 27,2 % ont déclaré un revenu d’activité nul ou déficitaire en 2024.

Cela rappelle une réalité importante du métier : l’indépendance peut offrir un potentiel de rémunération élevé, mais elle s’accompagne également d’une forte variabilité.

Prospection, volume de transactions, implantation géographique, expérience, portefeuille clients et conjoncture influencent directement le niveau d’activité.

Indicateur des indépendants immobiliers2024
Nombre de non-salariés87 000
Femmes44,3 %
Micro-entrepreneurs51,1 %
Revenu mensuel moyen hors micro-entrepreneurs2 480 €
Revenu mensuel moyen des micro-entrepreneurs1 030 €
Revenus nuls ou déficitaires hors micro-entrepreneurs27,2 %

Source : Insee, base Non-salariés 2024.

Plus de 313 000 unités légales actives dans les activités immobilières

En 2023, l’Insee dénombrait 313 284 unités légales économiquement actives dans le secteur des activités immobilières en France.

Elles représentaient environ 5,5 % de l’ensemble des unités légales marchandes et productives non agricoles actives économiquement.

Là encore, ce nombre ne correspond pas au nombre d’agences immobilières.

La catégorie englobe des activités beaucoup plus larges : location et exploitation de biens, agences immobilières, administration de biens et autres activités rattachées au secteur.

Pourquoi il ne faut pas confondre entreprise immobilière et agence immobilière

Dans la nomenclature française utilisée jusqu’ici, les agences immobilières sont notamment identifiées par le code 68.31Z.

Cette activité comprend l’intermédiation dans l’achat, la vente ou la location de biens pour le compte de tiers, mais également certains services de conseil et d’évaluation immobilière.

Il est donc essentiel de distinguer les données relatives à l’ensemble des activités immobilières de celles qui concernent spécifiquement les agences immobilières.

Les créations d’entreprises immobilières ont reculé en 2024

L’Insee comptabilise environ 36 500 créations d’entreprises dans les activités immobilières en 2024 :

  • environ 15 900 micro-entreprises ;
  • 2 400 entreprises individuelles classiques ;
  • 18 200 sociétés.

Le nombre total de créations a diminué de 4,9 % par rapport à 2023.

Cette évolution intervient dans un contexte où le marché immobilier venait de traverser une forte phase de ralentissement.

Très peu de nouvelles entreprises immobilières démarrent avec des salariés

Parmi les entreprises classiques créées en 2024 dans les activités immobilières, seulement 0,9 % employaient au moins un salarié au moment de leur création.

Lorsque c’était le cas, elles comptaient en moyenne environ 2,3 salariés.

Cette donnée est intéressante parce qu’elle illustre le caractère très entrepreneurial et souvent individuel d’une partie du secteur.

Agences traditionnelles, indépendants et réseaux : Le marché devient hybride

Le modèle historique repose sur l’agence physique, avec un titulaire de carte, des collaborateurs et une implantation locale.

Ce modèle reste présent, mais il cohabite désormais avec d’autres formes d’organisation.

Cette évolution est détaillée dans notre comparatif réseau de mandataires ou agence immobilière.

L’agence physique conserve des avantages

L’agence offre notamment :

  • une implantation visible ;
  • un ancrage local ;
  • une équipe structurée ;
  • une marque identifiable ;
  • un lieu d’accueil pour les clients ;
  • une mutualisation des outils et ressources.

Elle reste particulièrement pertinente sur des marchés où la proximité et la connaissance micro-locale constituent un avantage concurrentiel.

Le modèle du mandataire réduit les coûts fixes

Les réseaux de mandataires ont développé une organisation différente : les professionnels interviennent généralement comme agents commerciaux indépendants, sans nécessairement disposer d’une agence physique propre.

Ce modèle permet de mutualiser technologie, diffusion des annonces, outils commerciaux, formation et marque tout en maintenant une organisation largement indépendante.

La frontière entre les deux modèles devient moins nette

Les agences traditionnelles utilisent de plus en plus :

  • outils CRM ;
  • signature électronique ;
  • visites virtuelles ;
  • réseaux sociaux ;
  • automatisation ;
  • prospection numérique ;
  • bases de données immobilières.

Dans le même temps, les réseaux d’indépendants structurent davantage leur accompagnement, leur communication et leurs outils.

Le secteur tend donc moins vers une opposition entre « agence traditionnelle » et « Internet » que vers plusieurs modèles hybrides de distribution des services immobiliers.

Le retour progressif des transactions modifie à nouveau l’environnement des professionnels

La conjoncture immobilière joue directement sur l’activité d’une grande partie des professionnels.

Après le fort ralentissement observé à partir de 2022, l’activité dans l’ancien a progressivement repris.

Les Notaires de France comptabilisaient 921 000 transactions dans l’ancien sur douze mois à fin septembre 2025, en hausse de près de 11 % sur un an.

À fin mai 2026, le volume atteignait 949 000 transactions, soit +5,7 % sur un an.

Marché immobilier ancien

Le volume des transactions repart progressivement

Le nombre de ventes de logements anciens comptabilisées sur douze mois progresse entre septembre 2025 et mai 2026.

Septembre 2025 921 000 transactions sur 12 mois
+28 000 transactions
Mai 2026 949 000 transactions sur 12 mois
+5,7 %
sur un an à fin mai 2026

La reprise du marché se poursuit, mais son rythme de progression devient plus modéré qu’au début de l’année 2026.

À comprendre : ces chiffres correspondent au nombre de transactions cumulées sur les douze mois précédant chaque date. Ils ne représentent pas les seules ventes réalisées pendant le mois de septembre 2025 ou de mai 2026.
Source : Notaires de France — données sur les logements anciens.
Graphique : Les Formations de Louis — Observatoire 2026 des professionnels de l’immobilier.

La reprise existe, mais son rythme ralentit

Ce chiffre mérite d’être nuancé.

Les Notaires indiquaient une progression annuelle de :

  • +11,4 % à fin février 2026 ;
  • puis un rythme progressivement plus modéré ;
  • +5,7 % à fin mai 2026.

Le marché semble donc davantage entrer dans une phase de normalisation que dans une nouvelle période d’expansion très rapide.

Le volume de transactions reste déterminant pour les métiers commerciaux

Pour les professionnels rémunérés totalement ou partiellement à la commission, le nombre de transactions influence directement les opportunités d’affaires.

Une reprise du marché peut donc améliorer l’environnement commercial sans garantir automatiquement une hausse identique des revenus pour tous les professionnels.

Les 6 transformations qui redessinent les métiers de l’immobilier

1. Le poids croissant du travail indépendant

Les 87 000 non-salariés recensés dans les activités immobilières, dont plus de la moitié sous le régime micro-entrepreneur, illustrent la place désormais importante de l’indépendance.

Le professionnel doit donc de plus en plus combiner compétences immobilières et compétences entrepreneuriales.

2. La technologie devient une infrastructure du métier

CRM, signature électronique, portails, automatisation, analyse de données ou intelligence artificielle ne constituent plus simplement des outils périphériques.

Ils interviennent désormais dans :

  • la prospection ;
  • le suivi des prospects ;
  • la rédaction ;
  • la communication ;
  • la gestion documentaire ;
  • la présentation des biens ;
  • la relation client.

3. La donnée immobilière devient accessible au particulier

Les clients disposent aujourd’hui de nombreux outils permettant d’accéder à des annonces, historiques de ventes, informations cadastrales ou données sur les prix.

La valeur du professionnel se déplace donc progressivement de la simple possession de l’information vers sa capacité à l’interpréter et la contextualiser.

4. La connaissance réglementaire reste essentielle

La digitalisation ne diminue pas les responsabilités du professionnel.

Mandats, information du consommateur, publicité, habilitations, carte professionnelle et règles déontologiques continuent d’encadrer l’activité. La DGCCRF rappelle les différentes obligations applicables aux titulaires de carte et aux collaborateurs habilités.

5. L’expertise locale reprend de la valeur

Plus l’information générale devient accessible, plus la connaissance précise d’un marché local peut devenir différenciante :

  • niveau réel de demande ;
  • dynamique d’un quartier ;
  • typologie des acheteurs ;
  • délais de vente ;
  • caractéristiques des biens recherchés ;
  • projets urbains.

L’expertise locale constitue ainsi un actif difficile à automatiser entièrement.

6. Les compétences commerciales deviennent multicanales

Le professionnel n’est plus dépendant d’une seule méthode de prospection.

Son activité peut associer : réseau local, recommandations, téléphone, emailing, réseaux sociaux, contenus, référencement naturel, événements, portails immobiliers et bases de données.

Tableau comparatif des principaux statuts dans la transaction immobilière

ProfilStatut possibleCarte professionnelle personnelleAttestation d’habilitationOrganisation
Agent immobilier titulaireEntrepreneur / dirigeantOuiNon pour lui-mêmeExploite ou dirige l’activité
Négociateur salariéSalariéNonOui lorsqu’il négocie pour le titulaireAgence / entreprise
Agent commercial immobilierIndépendantNon en principeOuiPour le compte d’un titulaire de carte
Mandataire immobilierGénéralement agent commercial indépendantNonOuiAgence ou réseau
Directeur d’établissement non titulaireSelon organisationRattaché à la carte du titulaireCadre réglementé selon fonctionÉtablissement / agence

Note importante : ce tableau synthétise les situations les plus courantes et ne remplace pas l’analyse juridique d’un cas particulier. Les conditions d’exercice sont définies notamment par la loi Hoguet et les règles appliquées par les CCI.

Quelles compétences deviennent essentielles en 2026 ?

La transformation des modèles d’organisation ne signifie pas que les fondamentaux disparaissent.

Au contraire, les métiers deviennent plus complets.

CompétencePourquoi elle devient importante
Expertise localeDifférencier le conseil d’une simple donnée en ligne
Juridique et réglementationSécuriser les opérations
ProspectionMaintenir un flux régulier de mandats et de prospects
NégociationTransformer les opportunités en transactions
NumériqueExploiter efficacement les outils professionnels
Analyse de donnéesComprendre prix, marché et comportement des clients
CommunicationDévelopper visibilité et confiance
Relation clientAccompagner des décisions patrimoniales importantes

Pour approfondir les compétences et obligations de formation des professionnels, consultez notre Baromètre 2026 de la formation immobilière.

Quelles tendances pour les professionnels de l’immobilier en 2027 ?

Un marché probablement plus sélectif qu’avant 2022

Même avec la reprise des transactions observée en 2025 et 2026, rien n’indique nécessairement un retour au fonctionnement exceptionnel des années de très forte activité.

La capacité à générer ses propres opportunités pourrait donc rester déterminante.

Davantage de professionnels indépendants, mais une sélection plus forte

L’indépendance continuera probablement à attirer grâce à sa facilité organisationnelle et à ses faibles coûts fixes.

Mais les chiffres de revenus montrent aussi que l’entrée dans le métier ne garantit pas la réussite économique.

La différenciation, l’expérience et la capacité commerciale pourraient donc devenir encore plus importantes.

Une concurrence accrue sur la visibilité numérique

Les professionnels sont désormais en concurrence non seulement sur les vitrines et les portails, mais également sur :

  • Google ;
  • réseaux sociaux ;
  • vidéos ;
  • avis clients ;
  • contenus ;
  • moteurs et assistants utilisant l’intelligence artificielle.

L’humain restera central dans les décisions importantes

Acheter ou vendre un logement reste une décision financière et personnelle majeure.

Les outils peuvent accélérer le traitement de l’information, mais la confiance, la négociation, l’accompagnement et la compréhension d’une situation particulière restent fortement liés à l’expertise humaine.

Synthèse de l’Observatoire

Ce que révèle l’Observatoire 2026

Quatre enseignements principaux permettent de comprendre l’évolution des professionnels et des métiers de l’immobilier en France.

01

Le professionnel de l’immobilier n’a plus un profil unique

Salariat, indépendance, agence traditionnelle, réseau de mandataires ou activité spécialisée coexistent désormais au sein d’un même écosystème professionnel.

02

L’indépendance occupe une place structurelle

Avec 87 000 non-salariés recensés dans les activités immobilières fin 2024, le travail indépendant représente désormais une composante importante du secteur.

03

Le secteur reste très sensible à la conjoncture

L’évolution de l’emploi, des créations d’entreprises et des revenus montre à quel point l’activité des professionnels reste liée au cycle du marché immobilier.

04

La reprise ne supprime pas la concurrence

Le redressement des transactions améliore l’environnement commercial, mais les professionnels doivent toujours se différencier par leur expertise, leur prospection et leur connaissance du marché.

En résumé : le marché immobilier français devient plus diversifié, plus entrepreneurial et plus technologique, tout en restant fortement dépendant de la conjoncture et de la capacité des professionnels à créer de la valeur pour leurs clients.

FAQ sur les professionnels de l’immobilier en France en 2026

Combien de personnes travaillent dans les activités immobilières en France ?

L’Insee comptabilisait environ 255 000 emplois salariés dans les activités immobilières en 2024. À cela s’ajoutaient 87 000 non-salariés exerçant dans ce secteur à fin 2024. Ces données correspondent au secteur statistique des activités immobilières au sens large et non au seul métier d’agent immobilier.

Combien y a-t-il d’indépendants dans l’immobilier ?

L’Insee recensait 87 000 non-salariés dans les activités immobilières fin 2024, dont 51,1 % de micro-entrepreneurs.

Quelle différence entre un agent immobilier et un mandataire immobilier ?

L’agent immobilier titulaire exerce sous couvert de sa propre carte professionnelle. Le mandataire ou agent commercial intervient généralement pour le compte d’un titulaire de carte et doit disposer notamment d’une attestation d’habilitation.

Un mandataire immobilier doit-il avoir une carte T ?

Il ne détient pas nécessairement lui-même la carte T. Lorsqu’il intervient comme agent commercial pour le compte d’un titulaire de carte, il doit notamment être habilité par ce professionnel selon les conditions prévues par la réglementation.

Combien d’entreprises sont actives dans les activités immobilières ?

L’Insee comptabilisait 313 284 unités légales économiquement actives dans les activités immobilières en France en 2023. Ce chiffre couvre l’ensemble du secteur et ne correspond donc pas au nombre d’agences immobilières.

Combien d’entreprises immobilières ont été créées en 2024 ?

Environ 36 500 entreprises ont été créées dans le secteur des activités immobilières en 2024, soit une baisse de 4,9 % sur un an.

Quel est le revenu moyen d’un indépendant dans l’immobilier ?

Pour les non-salariés classiques des activités immobilières, l’Insee estime le revenu d’activité mensuel moyen à 2 480 euros en 2024. Pour les micro-entrepreneurs économiquement actifs du secteur, il s’établit à 1 030 euros par mois. Ces moyennes concernent l’ensemble du secteur statistique et ne constituent pas un « salaire moyen d’agent immobilier ».

Le marché immobilier repart-il en 2026 ?

Les ventes de logements anciens atteignaient 949 000 transactions sur douze mois à fin mai 2026, soit une hausse de 5,7 % sur un an. La progression ralentissait toutefois par rapport au début de l’année, ce qui correspond davantage à une normalisation progressive du marché.

Méthodologie de l’Observatoire 2026

Cet Observatoire 2026 des professionnels de l’immobilier en France est une analyse documentaire réalisée par Les Formations de Louis. Il ne repose pas sur une enquête représentative menée directement auprès de l’ensemble des professionnels du secteur.

Les données présentées proviennent principalement des publications de l’Insee, des Notaires de France, de la DGCCRF et des Chambres de commerce et d’industrie. Les statistiques publiques étant publiées avec un décalage, la date de référence varie selon les indicateurs. Les données les plus récentes disponibles en septembre 2026 ont été privilégiées.

La catégorie statistique “activités immobilières” étant plus large que les seuls agents et agences immobilières, cette distinction est systématiquement précisée lorsque nécessaire.

Sources et références

Insee — Emploi salarié et non salarié par activité – Insee
Données annuelles jusqu’en 2024.

Insee — Revenus d’activité des non-salariés en 2024 – Insee
Données sur les 87 000 indépendants, micro-entrepreneurs et revenus.

Insee — Nombre d’unités légales et d’établissements en 2023 – Insee
Données 2023.

Insee — Créations d’entreprises et d’établissements en 2024 – Insee

Insee — Agents commerciaux immobiliers – nomenclature Insee

DGCCRF — Professionnels de l’immobilier : les règles à connaître – DGCCRF

CCI France — Attestations collaborateur des professionnels de l’immobilier – CCI France

Notaires de France — Marché immobilier : un équilibre à préserver – Notaires de France, juillet 2026

Dernière vérification des données : septembre 2026.

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Nicolas Mouligner

L’auteur

Nicolas Mouligner est formateur professionnel depuis plus de 20 ans, spécialisé dans l’assurance, le crédit et l’immobilier. Titulaire d’un Master, il accompagne depuis de nombreuses années des publics variés. En 2020, il fonde Les formations de Louis et accompagne ses apprenants avec une pédagogie claire et accessible… en savoir plus



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